British Superbikes, The Mountain

British Superbikes, The Mountain

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Cadwell Park est un circuit de course situé dans le Lincolnshire, en Angleterre, théatre du championnat anglais de Superbikes.

Situé dans une vallée encaissée, avec des creux et des crêtes, le circuit comporte des changements brusques de pente, y compris une section appelée The Mountain où les motos décollent… Spectacle assuré…

British Superbikes, The Mountain from Sarjit Bains on Vimeo.

1 COMMENTAIRE

  1. Au risque d’en choquer beaucoup, en 35 ans de pratique et une dizaine de bécanes en tous genres, je n’ai jamais assisté à une course moto, juste une cote près d’ici en 83. Pourtant, mes années de collège étaient bercées par les posters de Niéto sur son Derbi, les dessins perso d’une MV à cadre coque pour taxer Ago sur sa nouvelle Yam 4 cylindres, je dessinais des brêles de course sur mes cahiers, je rêvais de bosser avec Rudy Kurt et son 500 Monark, avec Offenstad et sa suspension avant en alu forgé, en 79, j’ai lu qu’un 50 Kreidler passait la descente de Masta à Spa à 205, plus tard qu’elle serait la moyenne hallucinante du TT, j’ai atteint cette vitesse quinze ans plus tard avec mon speed chaud et rodé, juste une fois la nuit sur l’A75, j’en avais les jambes molles tant ces souvenirs devenaient d’un coup une réalité terrible à vivre. J’avais peur de la vitesse et les rares GP vus à la télé m’ont conforté dans cette idée. J’étais pourtant bien parti avec cette bleue rigide rachetée au facteur de l’internat, allégée de partout, carbu de 19 et détente étudié, je savais polir transferts et bielle en profil couteau, élargir les lumières en as de pique pour améliorer le balayage, j’ai lu tout ce qui existait dans le gonflage d’un 2 tps, ma mob était un avion au pneus de vélos, on s’est envolé un matin d’hiver, elle et moi dans les pissenlits. J’aurais du investir mon premier salaire de vacances dans la Gitane Testi de mes rêves et dont il existait déja un kit pour monter illico à 100, j’étais champion de descente à ski, rien ne me faisait peur. J’aurais du faire du circuit. Au lieu de ça, j’ai attendu 79 pour m’offrir un DTMX, rouler et voyager, avec elle et beaucoup d’autres, mes envies de vitesse se sont estompées, Mostro bombait mais guidonnait, Speed était magique et je suis trop vieux, Bonnie dort dans son box, trop froid pour sortir, Bonnie et sa batterie dorment. Bonnie, Bonneville, tu traces ta légende sur un desert de sel, plein pot pour l’histoire. Chopper l’histoire, histoire d’y être.
    D’en être. Encore.
    Bon hiver à tous, froid et verglacé, dans un mois ou deux le froid s’en ira, les beaux jours et le soleil reviendront, on sortira nos bécanes pour ces balades à venir, qu’on soit pilote ou promeneur. Que nos bécanes nous emmènent encore vers ailleurs. Au printemps et à vous tous.

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